Je me souviens très bien d’un moment avec Élodie, une habituée du salon, que j’apprécie particulièrement. Elle était en train de se recoiffer devant le miroir quand elle s’est tournée vers moi et m’a dit avec un petit sourire :
« Stéphane… Tu crois qu’un menton fuyant, ça peut se corriger ? Parce que de profil, j’ai l’impression de ne pas exister. »
Cette remarque m’a touché. Parce qu’elle était sincère, un peu douloureuse aussi. Et surtout, parce que je l’entends souvent. Le menton fuyant, ce n’est pas juste une question de profil sur les selfies. C’est une question d’harmonie du visage, de ressenti intime. Et heureusement, aujourd’hui, on peut y remédier avec naturel et finesse. Allez, installez-vous, je vous explique tout.
Table des matières
- 1 C’est quoi un menton fuyant, au juste ?
- 2 Avant de corriger, on observe
- 3 Les solutions sans chirurgie : douces, efficaces, mais temporaires
- 4 Les solutions durables : la chirurgie du menton (ou génioplastie)
- 5 Ce qu’il faut éviter à tout prix
- 6 Et le ressenti dans tout ça ?
- 7 Conclusion : affirmer sans transformer
C’est quoi un menton fuyant, au juste ?
On parle de menton fuyant quand celui-ci est en retrait par rapport au reste du visage. Il donne parfois une impression de faiblesse du bas du visage, de cou mal dessiné, ou encore de double menton… même quand on n’a pas un gramme en trop.
C’est souvent une question de génétique. Certaines personnes naissent avec un menton naturellement en retrait, sans pour autant que ce soit lié à un souci médical. Mais parfois, cela peut aussi être accentué par un décalage de la mâchoire, ou ce qu’on appelle une rétrogénie. Dans tous les cas, si le menton semble « disparaître » quand on regarde le profil, cela peut déséquilibrer l’harmonie du visage, surtout quand on a un nez un peu marqué.
Et puis, soyons honnêtes : c’est aussi une question de perception. Certaines femmes me disent qu’elles trouvent leur visage “plat”, “effacé”, ou qu’elles n’osent plus attacher leurs cheveux à cause de leur profil. Et là, c’est le moment où on sort la palette de solutions.
Avant de corriger, on observe
Quand une cliente me demande conseil pour son menton, je prends toujours le temps de bien observer. On discute, on regarde son visage sous différents angles, on imagine ensemble le résultat souhaité.
“Tu veux affirmer ton profil, ou juste le rééquilibrer ? Tu préfères une solution temporaire ou permanente ?”
Parce qu’avant de parler d’injections ou de chirurgie, il faut savoir ce qu’on veut et ce qui est possible, en respectant le visage de chacune. Le but, ce n’est pas de transformer : c’est de révéler, d’équilibrer, d’affiner.
Les solutions sans chirurgie : douces, efficaces, mais temporaires
Je commence souvent par proposer la solution la plus simple : les injections d’acide hyaluronique. C’est un peu le couteau suisse de la médecine esthétique, et quand c’est bien fait, c’est bluffant.
Le principe ?
On injecte délicatement un gel d’acide hyaluronique en profondeur, directement sur l’os du menton. Cela redonne de la projection, comme si on avait poussé légèrement le menton vers l’avant. En quelques minutes, le visage est transformé… subtilement.
Ce que j’adore avec cette méthode :
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C’est immédiat : on voit le résultat dès la fin de la séance.
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C’est réversible : en cas de regret (rare, mais ça rassure), on peut dissoudre le produit.
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C’est progressif : on peut tester une première injection, puis ajuster.
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C’est indolore ou presque : avec les produits actuels, les douleurs sont minimes.
Les limites ?
C’est une solution temporaire : l’effet dure entre 12 et 18 mois, selon les peaux et les produits utilisés. Il faut donc prévoir une retouche environ une fois par an. Et surtout, ce n’est pas adapté à tous les profils, notamment si le menton est très reculé ou si la mâchoire est décalée. Mais pour une harmonisation rapide et naturelle, c’est un excellent point de départ.
Les solutions durables : la chirurgie du menton (ou génioplastie)
Quand on souhaite une solution définitive – ou que l’acide hyaluronique ne suffit pas – on peut envisager une génioplastie. Ne fuyez pas tout de suite ! Le mot fait peur, je sais, mais dans les mains d’un bon chirurgien, c’est une intervention précise, bien maîtrisée, et souvent très bien vécue.
Il existe deux grandes techniques :
1. La génioplastie osseuse
Là, le chirurgien sectionne une partie de l’os du menton et la fait avancer pour lui redonner du volume et de la projection. Le tout est fixé avec de petites plaques métalliques qui restent invisibles et ne bougent pas.
Le résultat est permanent, naturel et stable dans le temps. Pas de corps étranger, juste votre propre os, replacé correctement.
2. La pose d’un implant mentonnier
C’est une autre possibilité : on insère un implant en silicone ou autre matériau biocompatible, discrètement, soit par l’intérieur de la bouche, soit sous le menton. Cela donne un effet similaire aux injections, mais de manière durable.
Les avantages de la chirurgie :
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C’est définitif, pas besoin de retouches.
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Cela peut corriger des cas plus marqués.
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Et surtout, ça peut être combiné à d’autres gestes, comme une rhinoplastie ou un lifting du bas du visage.
Les inconvénients ?
Il y a un temps de récupération (environ 7 à 10 jours), des gonflements à prévoir, et bien sûr, le coût est plus élevé. Mais pour certaines clientes, c’est un vrai tournant dans leur rapport à elles-mêmes.
Ce qu’il faut éviter à tout prix
Parfois, je croise des clientes qui ont tenté des solutions « maison », ou qui ont choisi un praticien à l’étranger pour le prix… et qui reviennent avec un menton figé, trop projeté, ou complètement déplacé.
Mon conseil : ne laissez jamais quelqu’un injecter votre visage sans formation sérieuse, sans traçabilité du produit, sans véritable échange humain.
Votre menton, c’est le socle de votre visage. Il mérite une approche douce, précise et bienveillante.
Et le ressenti dans tout ça ?
Ce que je vois chez mes clientes après une correction du menton, c’est avant tout un changement de posture intérieure. Elles se tiennent différemment. Elles relèvent un peu plus la tête. Leur regard s’ouvre. Leur profil prend de l’assurance, mais c’est toute leur attitude qui gagne en confiance.
Je me souviens d’Anaïs, qui, après une simple injection, m’a dit :
« C’est fou, Stéphane. Je ne savais pas que ça allait autant m’aider à me sentir plus affirmée. Ce n’est qu’un menton, et pourtant… ça change tout. »
Et elle avait raison. Parce que parfois, ce sont les petits rééquilibrages qui nous reconnectent à notre force intérieure.
Conclusion : affirmer sans transformer
Corriger un menton fuyant, ce n’est pas se transformer. C’est se réconcilier avec son profil, c’est retrouver un équilibre qui vous ressemble, c’est dire au monde : voilà, c’est moi, avec assurance.
Si vous hésitez, si vous avez besoin d’un avis sincère, ou même si vous voulez juste discuter autour d’un café, vous savez où me trouver. Et comme toujours, je prendrai le temps. Parce que chaque visage est unique, chaque histoire mérite d’être écoutée, et chaque changement doit être choisi – jamais subi.


