Il y a quelque temps, pendant un soin du visage, une cliente m’a lancé en souriant :
« L’IMC, Stéphane, ça me classe en “surpoids” alors que je rentre dans du 38… On marche sur la tête, non ? »
Et franchement, j’ai compris ce qu’elle voulait dire. Parce qu’on a tous vu passer ces tableaux rigides, avec leurs cases bien ordonnées, qui prétendent dire si on est « dans la norme »… ou pas. Mais entre nous, qui peut vraiment se résumer à une division poids/taille ? Ça ne prend rien en compte de nos morphologies, de nos muscles, de notre génétique, de notre vécu.
C’est à ce moment-là que j’ai commencé à m’intéresser à un autre indicateur, moins connu mais beaucoup plus nuancé : l’IRC, ou Indice de Rondeur Corporelle. Et je dois dire… j’ai eu un vrai coup de cœur pour sa logique. Laissez-moi vous expliquer pourquoi, comment ça fonctionne, et ce que ça peut changer dans notre rapport au corps.
Table des matières
- 1 L’IMC, ce standard dépassé qu’on traîne encore
- 2 Et l’IRC, alors ? Qu’est-ce que c’est ?
- 3 Comment on calcule cet IRC ?
- 4 Mais ça donne quoi, ce chiffre ?
- 5 Pourquoi c’est plus intelligent que l’IMC ?
- 6 Ce que j’ai vu au salon en testant l’IRC
- 7 À quoi ça sert, concrètement ?
- 8 Les limites, parce qu’il faut rester lucide
- 9 Ce que je recommande en pratique
- 10 FAQ
L’IMC, ce standard dépassé qu’on traîne encore
L’Indice de Masse Corporelle (IMC), on nous le répète à toutes les sauces. Il suffit de diviser son poids par sa taille au carré. Et hop, on obtient un chiffre qui nous dit si on est « maigre », « normal », « en surpoids » ou « obèse ». Ça a l’air scientifique. C’est propre, rapide, carré.
Mais dans la vraie vie ? C’est souvent complètement à côté de la plaque.
Je pense à Joëlle, une de mes clientes fidèles, sportive, carrure d’athlète, qui est venue un jour furieuse : « Mon médecin m’a dit que j’étais en surpoids à cause de mon IMC… alors que je fais du Pilates 5 fois par semaine ! » C’est là que j’ai compris que l’IMC ne prend pas du tout en compte la répartition des masses. Il ne distingue pas entre la graisse, les muscles, ou même les os plus ou moins denses.
Bref, pour beaucoup de personnes, c’est un chiffre injuste. Et franchement, démarrer une remise en forme en se sentant jugé par une formule, ce n’est pas ce que j’appelle motivant.
Et l’IRC, alors ? Qu’est-ce que c’est ?
L’IRC, ou Indice de Rondeur Corporelle, est une méthode qui cherche à mieux refléter notre silhouette, notre vraie forme. C’est un indicateur développé par des chercheurs en santé publique pour remplacer l’IMC dans certaines situations, notamment quand on veut évaluer la graisse abdominale – celle qui, malheureusement, pose souvent problème côté santé.
Ce que j’aime avec l’IRC, c’est qu’il ne se contente pas du poids. Il prend aussi en compte le tour de taille, ce fameux périmètre qui en dit long sur nos réserves (et nos excès) autour du ventre. Et là, on commence à toucher quelque chose de plus juste, plus réaliste.
Comment on calcule cet IRC ?
Alors, attention, je vous préviens tout de suite : la formule n’est pas des plus sexy. Mais ne partez pas en courant, je vais tout vous décortiquer.
L’IRC se calcule comme ça :
IRC = 364,2 - 365,5 × √(1 - [(tour de taille / 2π)² / (0,5 × taille)²])
Oui, c’est du costaud. Mais en réalité, il suffit de connaître deux choses :
- Votre taille (en cm)
- Votre tour de taille (en cm aussi), à mesurer juste au-dessus du nombril, en relâchant bien le ventre (et sans tricher, on est entre nous !).
Il existe des calculateurs en ligne très fiables pour le faire sans se casser la tête. Et si vous venez au salon, je peux même le faire avec vous lors d’une séance de bilan bien-être.
Mais ça donne quoi, ce chiffre ?
L’IRC vous donne une valeur située en général entre 1 et 20. En gros :
- Un chiffre bas (1 à 3) correspond à une silhouette très fine, souvent élancée.
- Un chiffre médian (autour de 5 à 7) reflète une corpulence normale.
- Au-delà, on observe une rondeur abdominale plus prononcée, parfois associée à un excès de masse grasse viscérale.
Mais attention : il ne s’agit pas de stigmatiser. On n’est pas là pour vous faire rentrer dans des cases. Ce que l’IRC permet surtout, c’est de mieux comprendre comment la graisse est répartie, et pourquoi c’est parfois important d’y prêter attention.
Pourquoi c’est plus intelligent que l’IMC ?
Ce que j’apprécie particulièrement avec l’IRC, c’est qu’il ne juge pas votre poids brut. Il regarde plutôt où ce poids est localisé. Et on sait, aujourd’hui, que la graisse abdominale est plus risquée pour la santé que celle des hanches ou des cuisses.
Autrement dit : quelqu’un avec un IMC « parfait » mais beaucoup de graisse autour du ventre peut être en danger… là où une autre personne plus ronde, mais bien répartie, peut être en bien meilleure forme.
Ça vous parle ? Moi, oui. Parce que dans mon métier, je touche les corps. Je vois leur tonicité, leurs tensions, leurs forces. Et je peux vous dire que le chiffre sur la balance ne raconte jamais toute l’histoire.
Ce que j’ai vu au salon en testant l’IRC
Lors d’un atelier bien-être que j’ai animé récemment, j’ai proposé aux participantes de découvrir leur IRC. C’était un moment doux, bienveillant, sans jugement. Chacune avait son mètre-ruban, et je les guidais pas à pas.
Je me souviens particulièrement d’Élise, qui m’a regardé avec émotion après avoir fait le calcul : « J’ai toujours cru que j’étais grosse, mais là… je vois que je suis juste centrée, que j’ai de la densité, pas du gras en trop. »
Ce jour-là, elle a pleuré. Et moi aussi un peu, je l’avoue. Parce que c’est pour ça que je fais ce métier : pour aider les gens à reconstruire un lien sain à leur corps.
À quoi ça sert, concrètement ?
L’IRC, ce n’est pas un chiffre magique. Mais c’est un bon outil pour :
- Prendre conscience de sa silhouette réelle, sans passer par le poids.
- Adapter son activité physique : par exemple, si l’IRC est élevé, on peut cibler des exercices qui mobilisent la sangle abdominale.
- Suivre une évolution douce : on peut voir l’IRC baisser sans perdre un gramme sur la balance, simplement en redistribuant les masses.
Et surtout, c’est un super point de départ pour sortir de la logique punitive du “il faut maigrir”. On peut avoir envie de bouger, de tonifier, de retrouver un confort digestif ou postural, sans forcément vouloir rentrer dans un 36.
Les limites, parce qu’il faut rester lucide
Comme tout indicateur, l’IRC n’est pas une vérité absolue. Il ne prend pas en compte :
- Le sexe biologique (un IRC de 6 n’a pas la même signification pour un homme ou une femme)
- L’âge (les tissus changent, surtout après 50 ans)
- La masse musculaire ou osseuse
Mais pour une approche holistique, bienveillante, complémentaire à d’autres mesures… il fait parfaitement le job.
Ce que je recommande en pratique
Si vous voulez explorer votre IRC de façon utile, voici comment je l’intègre dans mes accompagnements :
- Bilan corporel personnalisé : on mesure, on discute, on relativise.
- Routine de massage drainant ou remodelant adaptée à votre morphologie.
- Conseils nutritionnels simples, toujours doux, jamais rigides.
- Suivi tous les 2 à 3 mois pour observer les évolutions et s’ajuster.
Parce qu’un corps, c’est vivant. Ça évolue. Ça parle. Et moi, mon rôle, c’est d’écouter et de vous aider à l’écouter aussi.
FAQ
Est-ce que l’IRC remplace totalement l’IMC ?
Non, c’est un complément. L’IMC reste un repère de base, mais l’IRC affine l’analyse, surtout au niveau de la graisse abdominale.
Où puis-je calculer mon IRC sans galérer ?
Il existe des calculateurs fiables en ligne. Tapez “calculateur IRC” sur votre moteur de recherche préféré. Ou venez me voir au salon, je vous le fais en 2 minutes.
Est-ce que c’est fiable si je suis très musclé(e) ?
L’IRC reste plus précis que l’IMC dans ce cas-là, car il ne dépend pas du poids. Mais il faut le croiser avec d’autres données (tonicité, masse musculaire, bien-être général).
Et pour les femmes enceintes ou les ados ?
Pas recommandé. L’IRC est conçu pour les adultes non enceintes. Pour les enfants et ados, il faut des courbes spécifiques.
Quelle est la « bonne » valeur d’IRC ?
Il n’y a pas de chiffre magique. Ce qui compte, c’est l’évolution, le ressenti corporel et l’absence de gêne fonctionnelle. On vise l’harmonie, pas la norme.
Besoin d’un accompagnement plus complet autour de l’image corporelle, du bien-être et de l’équilibre ? Passez me voir, ou écrivez-moi. Je propose des ateliers doux sur le thème « Se réconcilier avec son corps sans pression ». Et je serais ravi de vous y retrouver.

